PiE : La menace invisible
Arvia étudie les moyens de lutter contre la menace que représentent les micropolluants pharmaceutiques pour l’environnement et la santé humaine.
Arvia étudie les moyens de lutter contre la menace que représentent les micropolluants pharmaceutiques pour l’environnement et la santé humaine.
Les excréments humains collectés dans les stations d’épuration et présents dans les effluents
Les médicaments non utilisés, mis en décharge, se retrouvent par la suite dans les lixiviats
Rejets d’eaux usées provenant d’usines de fabrication de produits pharmaceutiques (contenant souvent des principes actifs pharmaceutiques (API))
Les excréments d’animaux issus de l’élevage intensif présents dans les eaux de ruissellement
Rejets issus de la production de viande, des abattoirs et des usines d’équarrissage
Les résidus pharmaceutiques polluent à la fois les eaux de surface et les eaux souterraines à l’échelle mondiale, y compris les fleuves transfrontaliers tels que le Rhin et la Meuse en Europe. Les répercussions sur la qualité de l’eau des réseaux d’approvisionnement municipaux, ainsi que sur la vie aquatique et les écosystèmes, peuvent avoir des conséquences très graves, car les êtres humains et d’autres espèces sont exposés à des doses de médicaments sans le vouloir.
Les décideurs politiques, les experts et les représentants de la société civile et des groupes industriels réunis à Bruxelles ont clairement indiqué qu’il fallait redoubler d’efforts pour lutter contre la PiE. Nina Renshaw, secrétaire générale de l’Alliance européenne pour la santé publique, était convaincue que l’UE devait en faire davantage – et pas seulement en Europe. La chaîne d’approvisionnement de la production pharmaceutique est mondiale et l’UE doit également soutenir les mesures prises en Inde et en Chine, a-t-elle déclaré.
Il n’est pas surprenant que la collaboration constitue le meilleur moyen de s’attaquer à cette question complexe et aux multiples facettes ; à l’heure actuelle, les Pays-Bas offrent le meilleur modèle en la matière. L’approche « en chaîne » néerlandaise repose sur un dialogue étroit entre le gouvernement central, les autorités régionales chargées de la gestion de l’eau et les hôpitaux.
Elle mobilise l’ensemble de la chaîne pharmaceutique et identifie les mesures à prendre en parallèle à chaque étape du cycle pharmaceutique :
Les systèmes de traitement Nyex d’Arvia, qui combinent l’adsorption et l’oxydation électrochimique au sein d’une seule unité évolutive, ont déjà permis de traiter avec succès des eaux usées difficiles contenant des résidus pharmaceutiques au Royaume-Uni, en Europe et en Chine.
Les systèmes Nyex sont extrêmement polyvalents et peuvent fonctionner de manière autonome ou venir compléter d’autres procédés de traitement. Ces systèmes sont peu gourmands en énergie, ne nécessitent aucun dosage de produits chimiques et ne produisent pas de boues, dont le transport et l’élimination nécessiteraient des mesures spécifiques.